Donnerstag, 5. Februar 2009

Qu'est-ce que ça mange?...

Difficile question. La nourriture n'est pas vraiment mon principal souci lors d'une randonnée de courte durée, et encore moins lors d'une randonnée au long cours. Et mes talents culinaires sont si limités que je dois me contenter de peu. Cependant, l'habitude fait qu'on peut très bien manger simple, mais manger bon.
Le premier repas de la journée est le petit déjeuner. Celui-ci est beaucoup plus important que lors d'une existence sédentaire, car les efforts physiques vont commencer peu de temps après le lever, et il est nécessaire que la mécanique du bonhomme soit bien huilée et bien nourrie. Je prends donc le petit déjeuner copieux: lait additionné généreusement d'Ovomaltine, qui est une poudre de chocolat contenant un tas d'autres ingrédients et vitamines de toutes catégories (voir l'emballage). Puis un oeuf et une tranche de bacon, jambon ou chorizo, rissolés dans la gamelle. Enfin, pour caler la bête, confiture et miel. Le tout additionné de pain à volonté, s'il y en a dans la besace. Après une telle collation, l'Himalaya lui-même me paraît tout plat, et le décollage de la matinée devient un plaisir.
Le midi, après trois ou quatre heures de marche, un arrêt pique-nique suffit à reposer le promeneur. Un morceau de pain et de saucisson, un bout de fromage, une tomate, un fruit. On est ainsi suffisamment nourri pour compenser les fatigues du matin, et suffisamment léger pour marcher sans dormir l'après midi.

Le soir apporte un repas plus conséquent: d'abord une bonne soupe bien chaude. On trouve maintenant dans le commerce de multiples possibilités de se réchauffer ainsi les boyaux, depuis le pistou jusqu'à la béarnaise. Puis un plat de résistance quelconque: omelette, pâtes, riz, légumes, quelquefois un peu de viande. Et pour finir, fruit, fromage ou yaourt, ou bien tous à la fois.
Et puis, de temps à autre, pour requinquer la bête affaméé, et la re-civiliser, rien n'empêche d'aller s'attabler dans un petit restaurant de campagne, et de s'empaffer la bouffe du siècle. Ça permet de nouer des contacts, et de prendre l'aperçu de la cuisine locale, qui est en elle-même un hommage au Créateur. C'est d'ailleurs ce que faisaient les pèlerins d'autrefois, qui se refilaient sur le chemin les adresses des auberges où l'assiette était pleine et le vin servi à volonté.
J'ai retenu la leçon, en lisant et en écoutant les récits de mes précésseurs, qu'il valait mieux être en autonomie quant au coucher et à la nourriture. En effet, le propre de nos cousins espagnols est de se lever très tard. Ce qui fait qu'espérer prendre un petit déjeuner complet avant 10 heures, dans un bar ibérique, relève du fantasme irréalisable. Il vaut, donc mieux posséder un petit réchaud de type camping-gaz, et préparer son "desayuno" à la petite aurore, de façon à marcher le plus possible au matin, pendant les heures fraîches de la journée.
Rien n'empêche d'ailleurs de commander plus tard sur la route une tortilla si on en a envie, mais il vaut mieux avaler un oeuf sur le plat préparé par ses soins que marcher le ventre vide sur dix kilomètres dans l'espoir d'une auberge ouverte. D'autant plus que les bars, sur certaines sections du chemin, sont aussi fréquents que les fontaines sur la piste de Tamanrasset.
De la même façon qu'ils se lèvent tard, ces cousins ibériques n'éprouvent aucune envie de se mettre au lit avant des heures très sombres où tout honnête chrétien dont depuis longtemps. Et le repas du soir dans une auberge est rarement servi avant 21 heures. Il est donc difficile d'effectuer une nuit de repos normal entre la fin d'un dîner espagnol et le début d'un petit déjeuner très matinal. Donc, sauf exceptions, je préparerai moi-même mon repas du soir à l'heure à laquelle j'ai faim, c'est-à-dire peu de temps après m'être arrêté de marcher, aux environs de 18 ou 19 heures.

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