Mittwoch, 4. Februar 2009

Der Esel: sechster Tag

Aujourd'hui est venu le vétérinaire. Ferdinand l'a immédiatemend détésté, surtout lorsque l'homme de l'art lui a enfocé dans le poitrail une seringue. Il n'a pas voulu se laisser examiner, ou alors de très loin. Ferdinand a reçu à la suite de cette visite un joli passeport tout neuf, où son anatomie est soigneusement décrite, et ses vaccins dûment enregistrés. Pour le calmer, je l'ai emmené en promenade sur une dizaine de kilomètres. Ce soir-là, Ferdinand a aperçu un cheval dans un champ qui bordait le chemin. Cette apparition l'a énervé au plus haut point, surtout que son confrère équin l'appelait à venir jouer dans son pré par de sonores hennissements.
L'ai-je dit? Depuis qu'elle est arrivée dans ma vie, ma bourrique n'a encore jamais chanté. Aurais-je acquis un âne muet, ou bien très timide? Un peu plus loin, alors que nous traversions un petit bois, Monsieur Cadichon se met mis à brouter tranquillement... devinez quoi... du bois qui traîne sur le chemin, tout simplement. Pourquoi se fatiguer à chercher de la bonne herbe bien haute...? Mon âne adore les morceaux de bois mort. Il m'a fallu lui faire presser le pas, sinon il aurait croqué toute la forêt....
J'ai essayé de faire passer à Ferdinand un talus. Ce genre d'obstacles est constitué dans nos régions par une levée de terre plantée d'arbres et d'arbustes qui sépare chaque champ du voisin. Je suis monté en haut du talus, à un endroit qui ne comportait pas de végétation, et j'ai entrepris de hisser ma bête. J'ai été surpris par la facilité avec laquelle l'âne est monté là-haut. Il a fallu le tirer un peu, mais ce n'est pas visiblement quelque chose qui lui fait peur. Par derrière la haie s'étendait une zone de ronces que Ferdinand a piétiné sans honte ni vergogne. Me voici donc rassuré en cas de terrain difficile durant la randonnée.

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