Petite bruine sur la campagne. Aujourd'hui, au programme, quelques nouveaux obstacles pour mon compagnon. Je lui apprends d'abord à passer une barrière de champ simplement posée à terre. Je m'aperçois alors que Ferdinand lève très peu ses sabots lorsqu'il marche, et qu'il a tendance à s'accrocher les pattes dans le barbelé. L'exercise suivant sera une grande promenade en forêt, sur un sentier à peine tracé, dans les hautes herbes et les jeunes buissons. Toute cette végétation n'a pas l'air de troubler beaucoup mon ouistiti. C'est bon signe pour la suite du voyage. Un peu plus loin, je lui fais franchir une clôture électrique (sans courant) en posant mon pied dessus pour la rabaisser le plus possible. L'exercice lui semble difficile, et l'animal a tendance à entraîner toute la clôture avec lui...
Plus en avant sur le chemin, j'assiste à un épisode comique. Mon Ferdinand s'arrête brusquement, pattes avant raides, en reniflant fortement, un peu comme le font les chiens lorsqu'ils veulent jouer. Je cherche la bête qu'il a bien pu apercevoir et que je ne vois pas encore. Après quelques secondes, je finis par comprendre: presque entièrement rouillé, repose sur la banquette du chemin un vieux bidon rond. Ma bourrique a dû croire qu'il s'agissait là d'une nouvelle race de chiens.... Je me dirige alors vers le méchant bidon, et lui envoie un coup de pied sonore. Ferdinand s'approche et hume l'objet de sa peur sous toutes ses soudures, puis reprend son chemin d'un air hautain.
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