Ferdinand commence sa promenade, comme à l'habitude avec beaucoup d'entrain. Il marche bien, assez vite, et c'est une joie que de le voir trottiner ainsi. Puis, après un kilomètre, il estime sans doute qu'il a assez randonné, et qu'il est temps de s'offrir une petite croûte. Son regard se porte alors sur les bas-côtés du chemin, là où l'herbe est fraîche, tendre et haute. Ou bien vers les buissons de saules, qui sont au printemps couverts de chatons. Les premiers jours, je lui tenais la longe a ras de la gueule, pour l'obliger à parcher à mon tythme, et pour pouvoir le contrer immédiatement en cas d'envie de fugue. Désormais, je lui laisse la bride beaucoup plus longue, tout en restant sur mes gardes afin de tirer brusquement sur la corde s'il partait sans prévenir. Mon Ferdinand en profite qui lui passent devant les dents. Tous les quarts d'heure, je le laisse manger un peu, puis je l'oblige à marcher sans arrêter.
Je tente l'expérience de l'attacher à un piquet au beau milieu d'une jolie plaque d'herbe verte et haute, afin qu'il broute le temps que j'étudie la carte. A ma grande surprise, Ferdinand refuse de croquer quoi que ce soit... Il ne fait que tirer sur sa longe, pensant peut-être que je vais l'abandonner là, comme un chien la veille des vacances. Sitôt détaché, il se remet à marcher, pour s'arrêter manger quelques mètres plus loin...
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